La vessie natatoire est une poche de gaz située dans l’abdomen des poissons, contenant de l’azote, de l’oxygène et du gaz carbonique. Cet organe sert de « ballast » au poisson et lui permet d’ajuster sa flottabilité, comme le stab d’un plongeur.

Plus le poisson va profond, plus il injecte de gaz dans sa vessie pour ne pas couler comme une pierre. Plus il monte, plus il éjecte du gaz pour ne pas remonter comme une fusée. Une décompression forte et brutale provoque, parfois, l’éclatement de leur vessie: c’est l’accident de décompression, qui peut être provoqué par un courant ou la remontée dans un filet de pêche.

La vessie natatoire étant situé en dessous du centre de gravité, les poissons morts flottent ventre en l’air. Conséquence, un poisson doit toujours ajuster son équilibre pour ne pas se retourner comme un bidibulle, ces anciens jouets en forme d’œuf lesté…

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L’homme a aussi copié ce principe pour les ballast des sous marins. En larguant de l’air, le sous marin coule par exemple.

Les poissons servent aussi de leur vessie, comme caisse de résonnance pour émettre ou percevoir des sons.

https://bit.ly/PPDP_sons

Et dans le cas du dipneuste, cette vessie s’est carrément transformée en poumon, ce qui fait du dipneuste un cas « ceinture et bretelle »: un poisson capable de respirer hors de l’eau, par exemple pour trouver des conditions plus favorables en cas de sécheresse.

https://bit.ly/dipneuste_PPDP

Certains poissons n’ont pas de vessie natatoire. Ainsi les poissons plats (pleuronectidés comme les soles et limandes), les scombridés (thons, maquereaux) et les sélaciens (requins et raies) en sont dépourvus, tout comme des espèces abyssales incluant le célèbre blobfish.

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