Des échouages de baleines sont observés depuis la Grèce antique et laissent beaucoup de savants perplexes depuis. Passage en revue des causes possibles.

Erreurs de navigation

Un jeune Rorqual et son échappée belle, le 20 septembre 2022 à Ploéven, dans la baie de Douarnenez.

Parfois, à la suite de la poursuite d’un banc de poissons ou de krill, les baleines se retrouvent dans des zones peu profondes, avec des fonds marins en pente douce, souvent sablonneux. Ce faible « tirant d’eau » est un danger pour des animaux qui ont l’habitude de nager dans les eaux profondes. L’écholocation qu’ils utilisent pour se repérer ne fonctionne pas non plus bien dans de tels endroits.

La marée basse peut dès lors devenir un piège mortel. Il est donc tout à fait possible que la majorité de ces échouages ​​soient donc simplement dus à une erreur de navigation.

Blessures et maladies

Les attaques d’autres créatures marines et maladies pourraient également jouer un rôle dans les échouages. Lorsqu’une baleine s’affaiblit, elle se dirige vers des eaux moins profondes afin de respirer plus facilement.

Dans les mêmes conditions et endroits que ceux évoqués précédemment (banc de sables), notre baleine peut se faire surprendre. Facteur aggravant : une fois en surface, leur corps repose sur une surface dure de manière prolongée. L’eau ne les porte plus. Cet écrasement sous leur propre poids peut les étouffer et abîmer leurs organes internes.

Sonars des bateaux et des sous-marins

Ces impulsions acoustiques émises par les bateaux et autres engins « bruyants » nuisent aux baleines en perturbant leurs capacités de navigation. Les océans deviennent des autoroutes, le son se propage 5 fois plus vite dans l’eau. Les cétacés sont assourdies et même parfois blessées par ce boucan vrillant et incessant.

Pollution diverses

Les Cachalots s’échouent aussi parfois.

Les sacs plastiques, et surtout les filets de pêche abandonnés sont de graves dangers aussi pour les baleines, entraînant des immobilisations ou des blessures. Si elles croisent dans une zone peu profonde, elles se retrouvent facilement prise au piège.

La pollution peut aussi tout simplement les tuer, auquel cas l’échouage a lieu post mortem.

Les engrais et autres intrants des rivières peuvent créer des marées rouges ou vertes (proliférations toxiques d’algues et de micro-organismes). Ces efflorescences affectent aussi les proies des baleines. Coup et coût double.

Réchauffement de la température de l’eau

Il peut modifier l’emplacement des sources de nourriture, forçant à nouveau les baleines à se rendre en territoire inconnu et éventuellement à des eaux moins profondes.

Quid des échouages ​​de masse

Globicéphales, alias « pilot whales »

Les échouages ​​impliquant des groupes de parfois plusieurs dizaines voire centaines d’individus sont aussi mal expliqué. La majorité des baleines impliquées dans ces échouages ​​sont en bonne santé.

Une explication tient à la socialité des cétacés. Si les individus dominantes, celle et ceux qui mènent le groupe sont affaiblis, blessés ou malades, il est possible qu’il entraînent l’ensemble du groupe à sa perte.

Les cétacés peuvent aussi répondre aux appels de détresse d’autres individus échoués. Ils viennent pour aider et se retrouvent aussi bloqués.

Une autre théorie suggère enfin que dans certains cas, des animaux s’échouent volontairement pour être proche des membres mourants.

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Pour aller plus loin, voici les épisodes cétacés de Baleine sous Gravillon :

https://bit.ly/cetaces1_BSG

https://bit.ly/cetaces2_BSG

https://bit.ly/cetaces3_BSG

https://bit.ly/cetaces4_BSG

https://bit.ly/cetaces5_BSG

https://bit.ly/cetaces6_BSG

… Et les épisodes dédiés aux cétacés captifs dans les delphinariums :

https://bit.ly/delphinariums_1de4_CBT

https://bit.ly/delphinariums_2de4_CBT

https://bit.ly/delphinariums_3de4_CBT

https://bit.ly/delphinariums_4de4_CBT

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