“la sélection sexuelle dépend de l’ardeur, du courage, de la rivalité des mâles autant que du discernement, du goût et de la volonté de la femelle.” disait Darwin. Le père de la théorie de l’évolution avait-il une vision réductrice de la sexualité ?

Dès l’Antiquité, Aristote avait observé des comportements homosexuels chez les animaux. La communauté scientifique a admis l’existence de ces comportements chez un grand nombre d’espèces animales il y a seulement quelques dizaines d’années.

Jugées comme des “accidents de la nature”, des phénomènes anormaux et marginaux, les pratiques homosexuelles chez les animaux ont longtemps été négligées par une majorité de scientifiques.

Prenons l’exemple des dauphins: des bandes de mâles coincent parfois des femelles pour pratiquer des viols collectifs!

Pour préparer ces assauts, certains mâles tissent des liens homosexuels forts au préalable. Ces liens donnent au dauphin un avantage reproductif. En s’accouplant ainsi en groupe à une femelle, les chances de fécondation augmentent. Bien plus que si un individu isolé tentait sa chance seul. Chez certaines espèces, dont le grand dauphin (Tursiops truncatus), la femelle peut empêcher la copulation grâce à des plis du vagin capables de dévier le pénis du mâle.

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