Photos: Sylvain Corbel pour la photo d’en-tête: Coryphellina exoptata. Mélodie Caussat (Mélosoulo) pour les photos de l’article (sauf la dernière Goniobranchus).

Petit mouton (Costasiella ocellifera)

1 Les nudibranches (Nudibranchia) sont des organismes marins appartenant aux mollusques gastéropodes qui sont caractérisés par l’absence de coquille et les branchies nues qu’ils portent sur le dos: d’où leur nom.

2 Bien que couramment appelés “limaces de mer”, les nudibranches ne sont pas la version marine des limaces que l’on rencontre dans nos jardins: ils forment le groupe des Opisthobranches caractérisé notamment par la position des branchies en arrière du cœur (le mot grec « opisthos » signifie postérieur). 

3 Plus de 3000 espèces de nudibranches ont été décrites. Il est fort probable que des centaines voire des milliers demeurent encore inconnues.

Dondice occidentale (Dondice occidentalis)

4 De nombreuses espèces arborent des couleurs particulièrement vives indiquant à d’éventuels prédateurs leur toxicité (espèces dites « aposématiques »). Chez certaines espèces appartenant au groupe des éolidiens par exemple, les toxines proviennent de l’alimentation puis sont stockées dans l’organisme. D’autres espèces préfèrent passer inaperçues en mimant leur environnement ou en ne se déplacent que la nuit.

5 En plus d’une grande diversité de formes et de couleurs, il existe une grande diversité de taille: de quelques millimètres pour les plus petites espèces, à plusieurs dizaines de centimètres pour les plus grandes comme la danseuse espagnole Hexabranchus sanguineus qui peut atteindre près de 60 cm!

Elysie peinte (Thuridilla picta)

6 La majorité des nudibranches sont carnivores. Ils se nourrissent en râpant la nourriture située sous eux au moyen de mâchoires parfois très puissantes et de leur radula, lamelle cartilagineuse sur laquelle se trouvent des « dents », de nombre et de formes très variables, voire absentes.

7 En raison de leur déplacement plutôt lent, certaines espèces de nudibranches vivent directement sur leurs proies (éponges, hydraires, gorgones…) ou à proximité immédiate de celles-ci. La « mère » pond généralement ses œufs à même la nourriture qu’elle destine à sa progéniture.

8 Le cycle de développement de ces animaux est plutôt court… La majorité des espèces ne vivent pas plus de quelques semaines, d’autres ont toutefois la possibilité de vivre une année!

Goniobranchus tinctorius (Ruppell & Leuckart, 1828)

9 Les nudibranches sont hermaphrodites, c’est-à-dire qu’ils possèdent à la fois des organes génitaux mâle et femelle. Pas d’inquiétude, ils ne peuvent pas s’auto-féconder! Lors de la reproduction, deux individus se positionnent l’un à côté de l’autre et échangent de manière symétrique les gamètes femelles et mâles. En l’absence de partenaire, une reproduction de type parthénogenèse peut être réalisée: c’est-à-dire un développement des œufs sans accouplement. 

10 L’espèce Goniobranchus tinctorius a la particularité de perdre son pénis après avoir copulé, heureusement, un autre réapparaît dans les 24h!

Pour en savoir plus, l’épisode de BSG sur les animaux extraordinaires, avec Patrick Baud:

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