Skip to main content

Les Utriculaires sont des piégeuses aspirantes en mode terrestre ou aquatique.

Les pièges de ces plantes sont rarement visibles car ils sont situés sur les parties inférieures, c’est à dire dans l’eau ou dans le sol, et de petite taille (quelques millimètres).

Il existe des espèces terrestres ou épiphytes et d’autres aquatiques.

Les utriculaires n’ont pas de racine, les plantes sont constituées de minuscules tiges sur lesquelles poussent les feuilles. Les feuilles sont de deux sortes: certaines hors du sol, “classiques”, et les autres (souterraines) transformées en piège.

Les utriculaires vivent dans des sols saturés d’eau. Leurs fleurs, produites en très grandes quantités pour certaines espèces, sont souvent très jolies et rivalisent parfois avec celles des orchidées (par exemple Utricularia alpina, Utricularia reniformis, Utricularia longifolia…)

L’utriculaire commune (Utricularia vulgaris) est une plante carnivore aquatique d’eau douce appartenant à la famille des Lentibulariacées (200 espèces). C’est de fait la plante carnivore la plus répandue au monde.

Cette plante hermaphrodite flottante occupe des milieux pauvres en nutriments. La tige fleurie est dressée au-dessus de l’eau et les fleurs sont jaune d’or.

Un piège en forme d’aspirateur

Elle possède des pièges appelées « utricules » mesurant en moyenne entre 1 et 6 mm. Ces sacs s’activent lorsque qu’un organisme rentre en contact avec un « poil déclencheur » situé sur la trappe.

Le piège est initialement maintenu à une pression négative. Lorsque le poil déclencheur entre en contact avec un organisme, la trappe s’ouvre soudainement (uniquement vers l’intérieur), permettant à la vessie de regagner une forme convexe ce qui cause une dépression entraînant l’eau avoisinante et les organismes qui y nagent, à l’intérieur du piège.

La trappe se referme et l’organisme est condamné. La trappe capture principalement de petits organismes faisant la plupart partie du zooplancton dont la taille avoisine les 0.5-2 mm de long. Les utricules prélèvent les nutriments des organismes piégés tandis que les résidus plus durs (exosquelette chitineux ; coquille ;…) encombrent le fond de celles-ci et s’accumulent sans jamais être évacués.

Dépourvue de racines, Utricularia vulgaris possède des « flotteurs », des vésicules remplies d’air et de mucus permettent à la plante de dériver en surface et de maintenir son système reproducteur émergé.

L’Utricularia sert souvent d’abri pour les organismes assez petits pour s’y cacher et assez grands que pour ne pas se faire dévorer. Parmi eux, de petits crustacés comme les Gammares, certains rotifères et de petits poissons.

Pour en savoir plus, écoutez les deux épisodes de BSG consacrés aux plantes carnivores (invité: Enzo Defer, fondateur des Dentes de la Terre):

Pour partager les liens des épisodes:

https://bit.ly/plantes_carnivs1_BSG

https://bit.ly/plantes_carnivs2_BSG

Autres liens utiles:

Instagram https://www.instagram.com/baleine.sous.gravillon/

Facebook https://www.facebook.com/baleinesousgravillon

le site de BSG https://baleinesousgravillon.com/category/lsv/

Pour écouter les épisodes du podcast Baleine sous gravillon :

https://smartlink.ausha.co/des-baleines-sous-les-gravillons

Pour nous soutenir : http://bit.ly/Helloasso_BSG