L’Arapaïma (Pirarucu ou Paiche) est le plus gros poisson d’eau douce d’Amazonie et d’Amérique du Sud. Avec une taille maximale de 5 m pour plus de 300 kg, c’est l’un des 10 plus gros poissons d’eau douce de la planète, comme la Perche du Nil et la Carpe géante du Siam, ses voisins d’épisodes de Petit Poisson deviendra Podcast, le frangin aquatique de Baleine sous Gravillon.

Une allure étrange et imposante …

Après l’Esturgeon et le Silure, dans la famille Géants d’eau douce, je voudrais L’Arapaïma. Son autre nom amazonien, Pirarucu, vient d’une langue indienne d’Amazonie, dans laquelle ce mot signifie «poisson rouge». Rigolo quand on voit la taille du machin;) Ce nom vient du fait que ses écailles sont bordées de rouge.

L’Arapaïma appartient à la famille des Ostéoglossidés, les “dents osseuses”. Les Autochtones utilisent sa langue très dure comme une rape. Ils utilisent aussi ses écailles pour fabriquer des objets divers.

Il est en effet l’un des rares animaux à l’abri des attaques de piranhas, grâce à son gilet “pare-dents”, constitué d’écailles cornées très épaisses. Elles font l’objet de recherches en #biomimétisme pour fabriquer des gilets pare-balles par exemple !!

L’Arapaïma est un physostome : il vient régulièrement “gober” de l’air à la surface. Pour cela, sa vessie natatoire communique avec sa bouche donc. Il peut donc survivre dans les eaux pauvres en l’oxygène dissous. Dans ce cas, il vient respirer toutes les 20 minutes à la surface. (voir un exemple extrême, le Dipneuste, qui lui est même équipé d’un… poumon).

Pas d’incubation buccale, mais soins parentaux rapprochés

Pirarucu (Arapaima gigas)

Le régime alimentaire de l’Arapaïma se compose de poissons, de crustacés et d’autres petits animaux. Il peut améliorer son ordinaire en bondissant hors de l’eau pour choper un oiseau par exemple.

Ce géant d’Amazonie pond en début de période d’inondation pour disséminer ses œufs. La même femelle peut se reproduire plusieurs fois au cours de la saison.

L’Arapaïma mâle, contrairement à son cousin, Osteoglossum spp., n’est pas incubateur buccal. Chez les incubateurs buccaux (cf série sur les soins parentaux) les jeunes se réfugient dans la bouche du père en cas de danger. Pour compenser, les parents Arapaïma montent une “garde rapprochée” de leurs alevins, pendant les premiers mois. Love me tender, love me sweet …

Quel destin pour ce géant ?

L’Arapaïma est originaire des rivières d’Amazonie, mais comme beaucoup de poissons stars, comme le Garpique alligator, le géant d’Amérique du Nord, il a également été introduit pour la pêche en Asie.

Il fait l’objet d’une pêche intensive car sa chair (légèrement sucrée et aux arêtes peu nombreuses) est recherchée. L’élevage permettra peut-être d’enrayer la disparition de l’espèce : sa croissance est rapide (10 kg/an) et peu coûteuse.

Lorsqu’il est pêché à la canne, l’arapaïma se défend vigoureusement ce qui fait certes plaisir aux pécheurs, mais il survit mal à une remise à l’eau. Encore un moment de plaisir inutile et cher payé par une « bestiole ».

Espoir cependant, des accords passés avec les populations locales ont permis d’instaurer une pêche durable et d’augmenter significativement les populations d’Arapaïma.

C’est toujours mieux de finir sur la note d’espoir;)

Pour écouter la série « Géants d’eau douce » :

https://bit.ly/geants_eau_douce3_PPDP

https://bit.ly/geants_eau_douce2_PPDP

https://bit.ly/geants_eau_douce1_PPDP

Pour réécouter la série records de PPDP:

https://bit.ly/records3_PPDP
https://bit.ly/records2_PPDP
https://bit.ly/records1_PPDP

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