Les océans n’ont jamais été aussi chauds…

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L’été 2014 a connu les températures de suface des océans les plus chaudes jamais enregistrées. Le record, datant de 1998, qu’on espérait inatteignable dû au phénomène exceptionnel d’El Niño, a été hélas battu cette année.

Ces dernières années, on observait une pause de l’augmentation des températures de surface en dépit de l’augmentation des gaz à effet de serre. Cette stagnation appelée hiatus et que les scientifiques ne comprenaient pas a donc pris fin. Ce hiatus était d’ailleurs un argument des climato-sceptiques pour expliquer qu’il n’y avait aucun lien de cause à effet entre les gaz à effet de serre et le réchauffement climatique. Cette polémique ne prendra sans doute pas fin, et nous pouvons regretter qu’aucune mesure de protection des océans n’ait été prise ces dernières années afin de prévenir une nouvelle augmentation des températures de surface.

Nous nous retrouvons encore une fois devant le fait accompli et nous restons pour certains indifférents, pour d’autres complètement impuissants face à cette situation dramatique.

Conséquences de l’augmentation des température des océans et des mers

La première des conséquences, peut-être la plus tristement célèbre, est la montée des eaux. Pour faire simple, l’augmentation de la température de l’eau engendre une dilatation thermique de cette dernière. En clair, plus l’eau est chaude, plus son volume est élevé. Ainsi, la montée des eaux s’explique par deux facteurs essentiellement: la dilatation de l’eau dûe à son réchauffement, et la fonte des glaces, principalement de l’Antarctique, de l’Arctique et du Groenland, mais aussi des glaciers (montagnes). Cette fonte des glaces s’explique par l’augmentation de la température de l’eau, mais aussi bien entendu, de l’air.

Autre conséquence: l’augmentation de l’acidité des eaux des océans et des mers. S’il n’y a pas de lien direct entre réchauffement de l’eau et acification des océans, il y en a un direct entre augmentation du taux de CO2 dans l’atmosphère et augmentation de l’acidité des mers. Pour rappel, le CO2 est un gaz à effet de serre et est grandement responsable du réchauffement climatique… Bref, vous avez compris. A noter tout de même que l’acidité des océans et des mers a augmenté de 26% depuis l’époque préindustrielle. Les estimations les plus inquiétantes tendent à montrer que cette acidité augmentera de 170% d’ici à 2100 si nous continuons à ignorer l’impact des gaz à effet de serre sur les océans. Cette acidification des eaux a pour conséquence directe de mettre en danger de nombreuses espèces marines, et en première ligne tous les êtres vivants aquatiques tels que les crustacés et les coquillages donc le calcaire des carapaces ne peut se fixer en raison de l’acidité. Le corail par exemple souffre drastiquement de cette acidification.

Par ailleurs, ces changements dans les océans et dans les mers ne sont pas sans conséquence pour les êtres humains dont de nombreuses populations doivent quitter les îles où ils vivent, déjà submergées par l’eau.

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