En un siècle, deux-tiers des gros poissons ont disparu

La surpêche nuit gravement à la planète. Les conséquences environnementales seront désastreuses à moyen terme pour la biomasse, que ce soit dans les océans, sur la terre ou dans les airs.

Il faut garder en tête que l’origine de toute vie sur Terre provient des océans, mais que le lien global entre climat, environnement et écologie dépend en majorité de l’état de santé de toutes les mers du globe. En d’autres termes, il ne suffit pas d’avoir une eau propre et à bonne température, il faut aussi que la biomasse qui y pullule conserve l’équilibre qu’il a toujours eu.

En effet, un déséquilibre de l’environnement marin tel que nous le connaissons aujourd’hui peut mener à la création d’un nouvel équilibre dont on mesure difficilement les conséquences. Et cela passe aussi par la préservation des gros poissons.

Les gros poissons au sommet de la chaîne alimentaire

L’IRD (Insitut pour la Recherche et le Développement) a révélé qu’entre 1880 et 2007, les stocks de gros poissons avait diminué de 68%. Thons, mérous, requins et autres gros prédateurs sont les premières victimes de la surpêche. La conséquence directe de cette disparition programmée est la prolifération des petits poissons traditionnellement mangés par ces gros poissons. Ainsi, sardines et anchois ont vu leurs stocks doublés pendant le 20ème siècle.

Mais attention! Le fait que les stocks de certains poissons augmentent n’est en rien une bonne nouvelle. En effet, ces poissons sont très sensibles aux changements de temérature de l’eau ce qui pourrait causer leur extinction à terme. Autre point négatif, ces poissons se nourrissent principalement de plancton. S’ils continuent à pulluler, le plancton va devenir une denrée rare.

Dans L’enjeu plancton, l’écologie de l’invisible, Pierre Mollo explique que si le plancton venait à disparaître, l’humanité disparaîtrait avec lui. Le plancton produit la moitié de l’oxygène de notre planète, il serait catastrophique de le vori se raréfier à cause de la prolifération de ses prédateurs ou des changements de températures.

Sauf que nos habitudes de consommation des ressources halieutiques restent tournées vers les grands prédateurs. Réduire la consommation de gros poissons est donc un enjeu essentiel de ces prochaines années.

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